loader image

PITON DE LA FOURNAISE : Une Éruption Historique


Mis à jour en temps réel — 12 avril 2026

Vendredi 13 février 2026, 10h, flanc sud du volcan : la lave jaillit pour la première fois depuis six semaines. Personne ne se doutait alors que cette éruption allait s’inscrire dans les annales de La Réunion — et qu’elle serait encore active près de deux mois plus tard, avec un troisième épisode en cours ce 12 avril.

La RN2 coupée pour la première fois depuis 2007. La lave atteignant l’océan après 19 ans d’absence. Un arrêt brusque après 41 jours, une reprise inattendue, un second arrêt, puis un troisième épisode avec l’ouverture d’un nouveau point d’émission. Voici, jour par jour, tout ce qui s’est passé — et ce que cela change pour votre visite.

1 — Le Début de l’Éruption : 13 Février 2026

Une courte première éruption en janvier avait déjà signé le réveil du volcan

Avant celle-ci, le Piton de la Fournaise avait déjà été actif le 18 janvier 2026 à 19h45. Mais cette éruption n’avait duré que deux jours, s’arrêtant le 20 janvier vers 5h. Moins d’un mois de répit, et le volcan se remettait en marche.

Le déclenchement : vendredi 13, 10h du matin

Le vendredi 13 février 2026, une crise sismique démarre à 9h25. 35 minutes plus tard, à 10h, la lave atteint la surface. Quatre fissures s’ouvrent quasi simultanément sur le flanc sud-sud-est, donnant naissance à des fontaines de lave visibles depuis le Piton de Bert — sans qu’il soit nécessaire de pénétrer dans l’Enclos.

Dès les premières heures, l’éruption est intense. Plusieurs points d’émission alimentent des coulées et des projections, avant que l’activité ne se concentre progressivement près du Piton Morgabim, sur le flanc sud-sud-est à 2 056 m d’altitude.

Les semaines qui suivent : la lave descend vers les Grandes Pentes

Après cette phase fissurale spectaculaire, l’éruption change de visage : moins dispersée, mais plus durable. Un cône se construit, les coulées s’épaississent, et une partie de l’alimentation passe progressivement par des tunnels de lave — un système qui permet à la lave de conserver sa chaleur et de parcourir de bien plus grandes distances. C’est ce mécanisme qui permettra à la lave de rejoindre finalement l’océan.

2 — 13 Mars : La RN2 Coupée, 20 Ans Après

Un mois jour pour jour après le début de l’éruption, le vendredi 13 mars, la coulée atteint la route nationale 2. La première fois depuis 2007. Les images qui circulent ce matin-là font le tour de l’île.

La chronologie de la traversée

  • 6h00 : le front de coulée touche le bitume de la RN2 en bas des Grandes Pentes. En une vingtaine de secondes, il traverse la route.
  • 9h00 : le préfet de La Réunion Patrice Latron arrive par hélicoptère. Il échange avec Aline Peltier, directrice de l’OVPF.
  • 9h27 : un deuxième bras de coulée traverse la RN2.
  • 12h35 : un troisième bras franchit la route. Trois bras de coulées ont traversé la RN2 sur une largeur totale de 260 m.

La RN2 entre Saint-Philippe et Sainte-Rose est fermée. Des milliers de curieux affluent aux barrières de sécurité. Des gendarmes tiennent les périmètres. Des échantillons de lave sont prélevés sur la route par les scientifiques.

3 — Dans la Nuit du 15 au 16 Mars : La Lave Touche l’Océan

Après avoir traversé la RN2, le front de coulée s’immobilise à 150 m de l’océan pendant plusieurs heures. Le suspense est total. Puis, dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026, vers 00h20, la lave plonge dans l’Océan Indien.

C’est la première fois que la lave atteint la mer depuis 19 ans. La dernière fois, c’était lors de la célèbre « éruption du siècle » de 2007.

Le contact de la lave à 1 130°C avec l’eau de mer produit un panache gazeux visible à des kilomètres. Ce panache contient de la vapeur d’eau, de l’acide chlorhydrique, des particules de lave pulvérisée et des fragments de verre volcanique pouvant être transportés sur plusieurs centaines de mètres sous l’effet du vent. Le masque FFP2 est obligatoire à proximité du littoral impacté.

Dans les jours qui suivent, la lave continue de couler et forme une plateforme de 8,4 hectares sur l’océan, soit l’équivalent de 11 terrains de football, s’avançant de 193 m sur la mer au 24 mars.

4 — 25 Mars : L’Arrêt Après 41 Jours

Le mercredi 25 mars 2026, le trémor volcanique présente deux chutes successives à 9h50 puis 13h45, avant de revenir à un niveau proche du bruit de fond. À 16h30, l’éruption s’arrête.

Zacharie Duputel, directeur adjoint de l’OVPF, fait le bilan : 41 jours d’éruption, deux fois plus longtemps que la moyenne du Piton de la Fournaise (généralement 20 jours), entre 20 et 25 millions de mètres cubes de lave déversés — l’équivalent de 8 000 à 10 000 piscines olympiques.

Mais dès la fin officielle, les scientifiques préviennent : « Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation : arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site ou sur un autre site. »

5 — 28 Mars – 3 Avril : Le Deuxième Épisode

Samedi 28 mars, 15h : le réveil

Trois jours seulement après son arrêt apparent, le Piton de la Fournaise reprend. L’OVPF enregistre un faible trémor à 15h le 28 mars. Le soir, des rougeoiements sont visibles au niveau du cône éruptif. L’éruption a bien repris — sans nouvelle fissure ouverte.

Précision d’Aline Peltier, directrice de l’OVPF : « Il ne s’agit pas d’une nouvelle éruption. Nous sommes toujours sur la deuxième éruption de l’année. L’activité était encore présente mais très faible. Il y a donc eu une reprise. »

Dimanche 29 mars : la lave coupe à nouveau la RN2

Dès la nuit du 28 au 29 mars à 23h42, des résurgences sont visibles dans les Grandes Pentes. Dans l’après-midi du dimanche 29 mars, la coulée atteint à nouveau la RN2, empruntant exactement le même tracé que le 13 mars. Aline Peltier l’explique : « La lave emprunte les mêmes tunnels, ce qui explique cette vitesse — il y avait certainement encore de la lave résiduelle qui a été poussée par cette nouvelle lave. »

Lundi 30 mars : la lave atteint de nouveau l’océan

La lave touche la mer pour la deuxième fois. Des résurgences sont observées sur la plateforme de 8 hectares formée lors de la première phase. Le panache gazeux reprend en intensité.

1er – 2 avril : la RN2 traversée à nouveau, vers le sud

Le mercredi 1er avril, un nouveau bras de coulée coupe la RN2 aux alentours de 21h25, cette fois environ 300 mètres plus au sud que les traversées précédentes. Le jeudi 2 avril, de nouveaux petits bras atteignent la route, d’autres s’en approchent à moins de 10 mètres. 70 séismes sont enregistrés dans la matinée. Face au risque d’encerclement, le préfet étend le périmètre de sécurité côté Saint-Philippe.

3 avril, 00h10 : deuxième arrêt

Dans la nuit du 2 au 3 avril, à 22h20, l’amplitude du trémor éruptif chute brusquement. À 00h10, l’éruption s’arrête pour la deuxième fois. Les volcanologues restent prudents : « Aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation à venir. » La RN2 demeure fermée depuis le 13 mars — la lave ayant recouvert au total plus de 350 m de chaussée.

6 — 8 Avril : Le Troisième Épisode — En Cours Ce 12 Avril

Mercredi 8 avril, 13h15 : la Fournaise repart

Cinq jours après son deuxième arrêt, le Piton de la Fournaise reprend vie. L’OVPF observe depuis 13h15 une augmentation significative du dégazage au niveau du cône éruptif. Un survol en hélicoptère de la Section Aérienne de Gendarmerie vers 13h50 confirme la présence d’un lac de lave à l’intérieur du cône.

Aline Peltier précise : « Cette reprise, concernant le même cône éruptif et ne s’accompagnant pas d’une nouvelle injection magmatique, est interprétée comme le troisième épisode éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026. »

Jeudi 9 avril : un nouveau point d’émission s’ouvre

Depuis 9h15, un nouveau point d’émission apparaît en amont du cône éruptif, dans la zone fracturée mise en place lors de l’ouverture des fissures le 13 février. Il s’accompagne de petites fontaines de lave. L’OVPF confirme qu’aucun nouveau dyke ne s’est formé : c’est toujours la même éruption, mais avec un nouveau point de sortie en surface.

11 – 12 avril (aujourd’hui) : intensification

Ce nouveau cône éruptif formé le 9 avril est désormais le plus actif, avec une activité soutenue de fontaines de lave dont les retombées commencent à former un nouveau cône. Les débits de lave affichent des valeurs maximales de 32 à 35 m³/s, et des valeurs moyennes de 10 m³/s depuis la nuit du 11 au 12 avril. La sismicité est en hausse depuis le 10 avril. À presque deux mois d’éruption, le spectacle continue et s’intensifie.

7 — Les Dates Clés en Un Coup d’Œil

DateÉvénement
18–20 janv. 20261re éruption de l’année, courte (2 jours).
13 fév. 2026, 10hDébut de la 2e éruption. 4 fissures s’ouvrent sur le flanc sud-sud-est.
Mi-févrierL’éruption se concentre près du Piton Morgabim. Tunnels de lave en développement.
13 mars 2026La lave traverse la RN2 — 3 bras sur 260 m. Première fois depuis 2007.
16 mars 2026, 00h20La lave atteint l’océan. Première fois depuis 19 ans.
24 marsLa plateforme de lave sur l’océan mesure 8,4 ha (193 m d’avancée en mer).
25 mars, 16h30Arrêt après 41 jours. Bilan : 20–25 millions de m³ de lave.
28 mars, 15h2e épisode : reprise inattendue. Même site, pas de nouvelle fissure.
29 marsLa lave coupe à nouveau la RN2.
30 marsLa lave atteint de nouveau l’océan.
1er avrilNouveau bras coupe la RN2 environ 300 m plus au sud.
2 avrilNouveaux bras atteignent la RN2. 70 séismes dans la matinée.
3 avril, 00h10Deuxième arrêt. RN2 toujours fermée (350 m de chaussée sous la lave).
8 avril, 13h153e épisode : reprise confirmée par survol. Lac de lave dans le cône.
9 avril, 9h15Nouveau point d’émission en amont du cône. Petites fontaines de lave.
11–12 avrilEn cours. Nouveau cône en formation. Débit max : 32–35 m³/s. Sismicité en hausse.

8 — Sécurité : Ce que Vous Devez Savoir Aujourd’hui (12 Avril)

La situation évolue vite. Ce qui était vrai hier peut ne plus l’être demain. Voici les règles non négociables à ce jour.

Zones interdites

  • L’Enclos Fouqué en totalité (partie haute, partie basse, Grandes Pentes) — accès interdit jusqu’à nouvel ordre. Cela inclut le sentier du Pas de Bellecombe et tout autre sentier menant dans l’Enclos.
  • La plateforme de lave sur l’océan — instable et fragile, remplie de tunnels en cours de vidange. Risque d’effondrement et d’explosions à proximité du point d’entrée en mer.
  • La RN2 entre Saint-Philippe et Sainte-Rose — coupée depuis le 13 mars. Plus de 350 m de chaussée sous la lave. Pas de réouverture à court terme.

Risques liés au panache

Le panache lave/océan contient de la vapeur d’eau, de l’acide chlorhydrique (HCl), des particules de lave pulvérisée et des fragments de verre volcanique pouvant être transportés sur plusieurs centaines de mètres à plusieurs kilomètres selon le vent.

  • Masque FFP2 obligatoire à proximité du littoral impacté et dans les zones basses exposées aux vents portant le panache.
  • Des explosions localisées peuvent se produire au contact de la lave avec l’eau — rester à distance de sécurité stricte.
  • La préfecture rappelle : « Ce n’est pas un terrain de jeu. Ne pas sous-estimer ces risques. »

Ce que vous pouvez faire (en toute sécurité)

  • Observer depuis les belvédères légaux de la RN2 côté Sainte-Rose et Saint-Philippe — la plateforme et le panache actif sont visibles à distance sécurisée.
  • Observer depuis le Piton de Bert (accessible depuis le Pas de Bellecombe côté plateau, hors Enclos) — vue imprenable sur les cônes actifs et le champ de lave.
  • Accéder via la Plaine-des-Cafres et la Route du Volcan depuis le nord (RN3 via Plaine-des-Palmistes) ou le sud (RN3 via Le Tampon).

9 — Pourquoi le Véhicule Reste l’Outil Clé

Chez Location Carrée, 20 ans de location voiture à La Réunion nous ont appris une chose : les routes de l’île ne pardonnent pas l’improvisation — et moins encore quand la RN2 est coupée depuis le 13 mars et que le seul accès passe par les Hauts.

Que vous arriviez par l’aéroport Roland Garros au nord, l’aéroport Pierrefonds au sud, ou depuis Saint-Denis, Saint-Pierre ou Saint-Gilles-les-Bains, le chemin vers le volcan passe forcément par la Route du Volcan, qui monte à 2 200 m. Trois contraintes mécaniques non négociables :

Puissance moteur

27 km de dénivelé continu depuis la Plaine-des-Cafres. Un véhicule sous-motorisé chargé, c’est un problème réel.

Freinage

Descente sur route humide et volcanique avec des freins limites — risque avéré.

Pneus

Le revêtement volcanique reste abrasif même après refroidissement. Les pneus citycar bas de gamme ne sont pas adaptés.

David, fondateur de Location Carrée, connaît ces routes. La Plaine-des-Cafres, Bourg-Murat, les accès depuis Saint-Philippe et Sainte-Rose côté Est, depuis Le Tampon côté Sud — ce sont ses terrains de validation pour chaque véhicule de sa flotte. Nos SUV révisés spécifiquement pour ces conditions font la différence. Pas un citadin bas de gamme.

Et si vous avez un problème sur la Route du Volcan, la Route Forestière du Maïdo ou les accès vers Mafate — David et son équipe sont joignables directement. Pas un call center. Quelqu’un qui sait exactement où vous êtes.

10 — Checklist du Visiteur Responsable (12 Avril 2026)

Avant de partir — à consulter le jour J

  • Bulletin OVPF consulté le jour même sur ipgp.fr — l’activité peut changer très rapidement.
  • Statut de la RN2 vérifié via préfecture ou médias locaux — coupée ce 12 avril.
  • Statut ORSEC vérifié : l’Enclos reste fermé, 3e épisode éruptif en cours.

En route — les essentiels

  • Plein de carburant à Bourg-Murat ou Le Tampon — aucune station sur la Route du Volcan.
  • Eau : 1,5 litre minimum par personne — altitude élevée, effort physique.
  • Vêtements chauds : 10–14°C au sommet, même en avril. Le vent y est fréquent.

Sur place — sécurité absolue

  • Masque FFP2 dans le sac — activité éruptive en cours, gaz SO₂ et particules fines présents.
  • Rester sur les sentiers balisés et aux points d’observation officiels. Aucune descente hors balisage.
  • Ne pas s’approcher de la plateforme — instable, risque d’effondrement et d’explosions soudaines.
  • Téléphone chargé à 100 % et numéro direct Location Carrée enregistré.

11 — Ce que Vous Pouvez Voir Aujourd’hui : Un Spectacle Sans Équivalent

Ce que vous pouvez observer ce 12 avril 2026 n’a pas eu lieu à La Réunion depuis des décennies : une éruption active depuis presque deux mois, un troisième épisode éruptif en cours, un nouveau cône qui se forme sous vos yeux avec des fontaines de lave spectaculaires, et une plateforme de 8 hectares sculptée dans l’océan.

Depuis le Piton de Bert, la vue sur les cônes actifs et le champ de lave est imprenable. Depuis les belvédères légaux de la RN2 côté Sainte-Rose, la plateforme et le panache de l’entrée en mer sont visibles à distance sécurisée. David connaît les spots — c’est l’avantage de louer chez quelqu’un qui vit ici depuis 20 ans.

Location Carrée vous fournit l’outil : un SUV fiable, révisé, adapté à toutes les routes de La Réunion — de la côte ouest aux cirques, des aéroports aux Hauts. La responsabilité de la route vous appartient. L’outil pour la prendre en toute sécurité, c’est notre métier depuis 20 ans.

Voir notre flotte SUV disponible à La Réunion
Contactez David — conseil personnalisé & réservation directe

Sources : OVPF-IPGP · imazpress.com · linfo.re · la1ere.franceinfo.fr · Préfecture de La Réunion · rando-volcan.com — mis à jour le 12/04/2026

Partager

Facebook
LinkedIn
WhatsApp
Email
Print

NOUS CONTACTER